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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 12:06
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 12:03
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 12:02
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:58
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:57
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:54
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:50

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:46
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 22:33

 

 

Enora essuya du revers de la main les gouttes de sueur qui perlaient sur son front et se retourna dans son lit, essayant une nouvelle fois de trouver une position plus confortable. Cela faisait une bonne heure qu'elle était couchée, mais la chaleur de cette nuit de juillet l'empêchait de dormir. ça... et les lumières de la rue qui filtraient à travers ses volets.

 

Bizarres, d'ailleurs, ces lumières... Vacillantes, de toutes les couleurs. Que se passait-il, dehors ? Elle entendait des petites voix fluettes, et des rires semblables à des tintements de grelots. Drôle d'heure pour laisser sortir des enfants... Ces lueurs, c'étaient des lampions ? Y avait-il une fête, une animation dans le quartier ?

 

Intriguée, elle se leva, ouvrit la fenêtre, et poussa les volets. Ce qu'elle aperçut la laissa bouche bée. Les lumières colorées émanaient de petits êtres qui voletaient dans la rue en discutant et en riant. Des fées ?! On se serait cru dans l'une des histoires que son grand père aimait raconter. Elle cligna des yeux plusieurs fois, mais les fées étaient toujours là. L'une d'elles, une minuscule créature à la peau bleue irisée dégageant une lueur mauve lui fit signe de la rejoindre.

 

«_Moi ? » demanda Enora. « Je dois venir ? »

 

La petite fée hocha la tête en riant, renouvelant son geste d'invitation. Une autre fée, d'un vert doré, s'approcha également :

 

« _ Oui, viens avec nous, fille d' Owein... 

«  _ Comment connaissez-vous mon nom ? » les interrogea Enora. Mais elles se contentèrent de rire et de continuer à voler en tous sens en lui faisant signe de les suivre.

 

Enora était déjà en train de se pencher par la fenêtre alors qu’une pensée la retint : sortir dans la rue à minuit passé, simplement vêtue d’une chemise de nuit ?

« _ Euh, vous pouvez attendre une minute, que je m’habille ? »

 

Elle recula gauchement, se sentant stupide, et enfila à la va-vite un jean et un t-shirt tandis que les fées entraient et virevoltaient dans sa chambre. Puis, elle enjamba à nouveau la fenêtre. Être au rez-de-chaussée de l’immeuble s’avérait pratique, parfois.

 

« _ Où m’emmenez vous ? » demanda-t-elle à l’être le plus proche, la petite fée bleutée qui lui avait parlé en premier et qui volait maintenant à ses côtés.

« _ Tu verras bien, fille d' Owein... » répondit celle-ci avec un petit rire.

 

En d’autres circonstances, Enora aurait sans doute insisté pour avoir des explications, mais elle était trop médusée par ce qu’elle voyait pour y songer. La rue était méconnaissable. Les immeubles étaient presque entièrement recouverts de racines gigantesques et de plantes grimpantes. Les lampadaires s’étaient transformés en étranges arbres au houppier lumineux. La chaussée et les trottoirs étaient tapissés d’humus et de mousse, où poussaient des champignons phosphorescents. Tout cela baignait dans la clarté laiteuse de la pleine lune, énorme, qui trônait dans le ciel. Une cacophonie assourdissante constituée de bruissements d’insectes, de chants, de musique, et de cris d'animaux inconnus remplaçait les bruits habituels de la ville.

 

Enora continuait de suivre les petites fées, qui la conduisirent jusqu’à ce qu’elle reconnut comme le petit parc au bout de la rue. Enfin, reconnaître est un grand mot. C’était l’emplacement habituel du parc, mais cela n’avait plus grand-chose en commun avec celui dans lequel elle se promenait depuis son enfance. Cela ressemblait plutôt à une forêt millénaire. La musique et les rires étaient plus forts ici, une fête semblait avoir lieu. Sur les chemins, dans les clairières, entre les buissons et les fougères, dansaient faunes, centaures, elfes, farfadets, et toutes sortes d’êtres dont elle ignorait jusqu’au nom. Un drôle de petit homme, cornu et couvert de fourrure rousse, arriva avec une assiette chargée de fruits inconnus à l’odeur délicieuse. Il présenta le plat à Enora en saluant profondément.

 

«  Idiot ! » lui cria la fée. « Si elle mange notre nourriture, elle restera coincée dans notre monde !!! »

La stupeur et la culpabilité se mêlèrent sur le visage du bonhomme, qui salua à nouveau avant de disparaître avec empressement parmi les fougères.

 

«  _ Que me voulez-vous ? » demanda encore Enora à son accompagnatrice.

«  _ Tu le sauras bien assez tôt », répéta-t-elle de sa voix aigüe. «  En attendant : profite de la fête, amuse toi ! Mais ne mange rien !!! Et lorsque la reine des fées arrivera, nous irons la rejoindre au pied du chêne ! »

 

La petite créature ne lui donna pas plus d’explications, mais continua de la suivre tandis qu’elle explorait la forêt, s’enhardissant peu à peu à se joindre aux convives qui l’invitaient dans leurs rondes. Une jeune satyrette lui montrait justement un pas de danse, lorsqu’un traîneau tiré par des cygnes passa devant la lune, jetant un silence alors que tous levaient les yeux vers le ciel pour contempler son arrivée.

 

«  - C’est elle !!! Vite !!! » S’écria la fée bleue.

 

Elle fonça à tire d'ailes en direction d'une immense chêne qui trônait au centre d'une clairière. Enora la suivit tant bien que mal, s'écorchant aux branches. Tous convergeaient vers la clairière.

 

Quand elle arriva, le carrosse était immobilisé dans les airs et la reine venait d'en sortir, débout sur le vide comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. On aurait dit un rayon de lune. Ses longs cheveux blancs tombaient plus bas que ses pieds, et ses yeux dorés illuminaient un visage pâle à l'expression sérieuse. Elle n'était guère plus grande qu'une main humaine, mais elle paraissait immense. La clarté bleutée qui émanait d'elle éclairait toute la clairière.

 

illus-nuit-des-lumières

Extrait d'une illustration de John Bauer

 

Alors que tous formaient un large cercle autour d'elle, la fée bleue vola droit vers elle et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Elle l'écouta en hochant lentement la tête, puis son regard vint se poser sur Enora. Elle lui fit signe de s'approcher. Intimidée, Enora entra dans le cercle et s'inclina maladroitement devant la reine, qui se tenait toujours dans les airs au-dessus d'elle.

 

« Bienvenue parmi nous, fille d'Owein. Nous avons appris la mort d'Arthur Owein, et il est temps pour toi de prendre sa succession. »

 

Sa voix réchauffait comme un feu de cheminée une nuit d'hiver, et quand elle se tut le silence sembla glacé et coupant. Cela, et la mention du nom de son grand-père, qui était mort deux jours auparavant à peine, fit monter un sanglot dans la gorge d'Enora. Elle se mordit les lèvres, et ne répondit rien. Les questions à poser restèrent suspendues, tandis qu'elle restait un instant figée par l'émotion inattendue suscitée par ce nom et ce silence.

 

L'expression un peu solennelle de la reine s'adoucit soudain. Aussi impossible que cela puisse paraître, sa voix fut encore plus chaleureuse lorsqu'elle ajouta, en se penchant vers la jeune fille :

« _ Tu peux pleurer. Nous l'avons pleuré, nous aussi. »

 

Elle laissa les larmes brûlantes couler sur ses joues, se sentant grotesque à renifler au milieu de cette foule de créatures étranges qui l'observait sans autre bruit que quelques murmures étouffés.

 

La reine des fées descendit lentement au niveau de son visage, et fit apparaître entre ses mains une étoffe translucide qu'elle lui tendit. Enora tendit la main, et la reine lâcha le mouchoir, qui flotta quelques instant en l'air avant d'atterrir dans sa paume. On aurait dit de la brume solidifiée. Le tissu était si fin qu'elle craignait de le déchirer simplement en le touchant, mais soyeux et chaud contre la peau. Elle essuya ses yeux, mais n'osa pas se moucher.

 

«  _ La famille Owein est liée aux fées par un serment depuis bien des générations. Vous avez juré de protéger Bahil, notre chêne sacré. » Reprit la reine, en désignant l'immense chêne derrière elle. « Ton grand-père t'as choisie pour lui succéder, et t'a transmis le savoir nécessaire. »

 

Elle voulut demander pourquoi elle, répliquer qu'elle ne connaissait rien du monde des fées... Mais elle se souvint alors des soirées que son grand-père avait passées avec elle, depuis toute petite jusqu'à ses 16 ans maintenant révolus, à lui raconter des contes des fées et des légendes. Elle avait été la seule à les écouter. Quand il commençait ses récits, sa mère levait les yeux au ciel en soupirant ; quant à son grand frère, lorsqu'il avait eu une dizaine d'années il avait décidé que « ces histoires pour filles » ne l'intéressaient pas. Comme si elle devinait ses pensées (peut-être était-ce le cas ?), la reine continua :

 

« Il n'a pas pu te parler de notre existence, le serment l'empêche de la révéler à qui que ce soit. Mais nous savons qu'il t'a dit tout ce que tu avais besoin de savoir. » Elle se tut un court instant, puis ajouta : « Enora Owein, acceptes-tu de renouveler le serment des tiens ? »

 

Les quelques chuchotements de la foule s'arrêtèrent d'un coup, et tous les regards la fixèrent avec intensité. Avec l'impression qu'elle était peut-être en train de faire la plus grosse bêtise de sa vie, Enora demanda :

« Si j'accepte de protéger Bahil, aurais-je encore contact avec votre monde ? »

 

La reine sourit.

« Tu seras invitée aux grands événements du royaume, comme les fêtes de solstice. Et tu auras la possibilité de nous contacter à tout moment. Nous te viendrons en aide à notre façon. »

 

Lentement, Enora s'approcha de l'arbre, et caressa la surface rugueuse de son écorce. Dans son monde, c'était un bel arbre, sans être aussi imposant qu'il ne l'était dans l'univers féérique. Elle comprenait mieux maintenant certains aspects de la vie de son grand-père ; son métier de jardinier pour les espaces verts de la ville, le fait qu'une fois à la retraite il soit devenu un membre actif du comité de quartier... Sous ses doigts, elle sentait une force étrange et réconfortante qui émanait de l'arbre et l'imprégnait totalement. Avec un léger soupir, elle s'écarta du chêne et se tourna vers la reine des fées :

« _ J'accepte. »

« _ Tu renouvelles le serment de protéger cet arbre sacré, au nom des Owein ? Et de garder le secret de notre existence ?  »

 

Elle inclina la tête. « _ Je ferai tout ce que je pourrai pour le protéger. Et je ne révélerai pas votre existence. » Et, voyant que la reine semblait toujours attendre quelque chose, elle ajouta « Je le jure. Au nom des Owein. »

 

Une expression furtive de soulagement traversa un instant le visage pâle de la souveraine, puis elle répondit :

« Et moi, Albina, je jure en mon nom et au nom de mon peuple, que tes appels seront toujours entendus. »

Elle produisit alors ce qui s'avéra un minuscule sifflet d'argent finement ouvragé, que la fée bleue, qui était restée à proximité, vint prendre et déposer dans la main d'Enora.

 

« Nous l'avons repris à ton grand-père lorsqu'il est mort, avant que d'autres ne le trouvent. Il est à toi désormais. Si tu as besoin de nous contacter, il te suffit de souffler dedans, et quelqu'un viendra. »

Enora tenta à nouveau de saluer, et remercia la reine des fées. Puis, elle attacha autour de son cou la fine chaîne argentée à laquelle le sifflet était accroché. Alors la foule éclata en acclamations et cris de joie, en chants et en musique, et la fête se poursuivit jusqu'au petit matin.

 

Lorsque Enora se réveilla plus tard dans la matinée, elle crut d'abord que sa lassitude était due à la chaleur, et que tout cela n'avait été qu'un rêve. Mais à son cou pendait toujours le joli sifflet, témoin du serment qui avait été prononcé.

 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 00:47

 

kick-in-the-head-final600

 

 

Plongé dans une obscurité trouée d'éclairs douloureux, Jeff remonta lentement à la surface de la conscience. Avec l'impression désagréable que quelqu'un lui avait démonté la tête pour s'en servir comme ballon de basketball. Il poussa un grognement et ouvrit les yeux, laissant sa vision s'accommoder. Une silhouette entièrement vêtue de noir le dominait. Ah oui, elle. Shadow. Nouvelle super héroïne en ville, elle agissait depuis quelques mois à peine, mystérieuse comme il se doit. Et diablement séduisante, à son humble avis en tout cas. Alors qu'il la suivait elle s'était retournée et, vive comme une panthère, l'avait assommé proprement d'un coup de pied dans la nuque.

 

« _ Pour qui travaillez-vous ? » demanda la jeune femme d'un ton sévère.

Il soupira, essaya de trouver une position plus confortable et s'aperçut que ses mouvements étaient entravés. Un coup d'œil lui indiqua qu'il était assis sur le sol, ligoté avec un fin filin noir. Probablement à un lampadaire, s'il en croyait la forme cylindrique qu'il sentait dans son dos. Ils se trouvaient dans une sorte d'impasse déserte, mais les bruits assourdis de circulation lui indiquaient qu'ils n'étaient pas loin d'un des grands boulevards de la ville.

« _ Pour qui travaillez-vous ? » s'impatienta-t-elle.

Un sourire penaud étira les lèvres minces du prisonnier. « _ Je ne comprends pas ? »

Ses lèvres à elle, pleines et bien dessinées, se tordirent en une moue agacée.

« _ Vous me suiviez. Pour qui ? Le gouvernement ? » Elle hésita. « Non...Les italiens peut-être ? Pas les chinois... »

Il voulut faire non de la tête, mais s'interrompit bien vite, la douleur explosant en flashes derrière ses orbites.

« _ Je... Non, vous ne comprenez pas... » Il eu un drôle de petit rire hoquetant. « Je vous ai vue tout à l'heure, sauver cette famille de l'incendie. Je ne savais pas que vous pouviez voler. »

Elle leva les yeux au ciel en soupirant.

« _Sauté. J'ai sauté ! Je ne vole pas. »

Il hocha la tête d'un air appréciateur, lentement, pour ne pas réveiller à nouveau la migraine.

« _ Sauté... jusqu'au 4e étage ! C'est un talent que vous avez de naissance, ou bien...? »

« _ JE VOUS AI DEMANDE POURQUOI VOUS ME SUIVIEZ !!! » Elle laissa échapper une expiration hachée pour reprendre son calme, et s'accroupit pour se mettre à sa hauteur. A travers les fentes du masque qu'elle portait pour protéger son identité, il voyait ses sourcils se froncer sur ses jolis yeux noirs. Elle se pencha vers lui, menaçante.

« _ J'étais en train de vous le dire... Je vous ai vue à cet incendie... Je voulais juste... faire votre connaissance. »

« _ Vous vous croyez drôle ?! » siffla-t-elle. Elle avait levé la main pour le gifler mais interrompit son geste au dernier moment.

« _ C'est la vérité, je vous jure !!! »
Sa voix avait grimpé dans les aigus dans son affolement. Elle évalua avec dédain la carcasse maigre du bougre, qui s'était recroquevillé sur lui-même. Il était presque crédible tant il était pathétique.

« _ C'est vrai... » ajouta-t-il d'une voix tremblante. « Je voulais juste vous inviter à boire un café ou quelque chose... rien de plus... ».

Elle hésita. Il disait peut-être vrai. Elle ne pouvait pas brutaliser un honnête citoyen, même s'il se comportait en idiot. L'autre continuait son plaidoyer.

« _ Je suis fan ! Je vous suis dans les journaux depuis vos débuts ! Depuis la prise d'otages à la Citybank ! Je me suis dit que c'était l'occasion de ma vie ! »

Comme elle ne disait toujours rien, il s'enhardit :

« Qu'est ce que... qu'est ce qui vous a donné envie de faire ce que vous faites ? »

Elle lâcha un nouveau soupir. Elle n'avait aucune preuve contre lui, la seule chose qu'elle pouvait faire était le libérer et aviser. Il n'avait pas l'air bien inquiétant, mais elle avait appris à se méfier.

« Écoutez, ça suffit. Je vais vous détacher. Mais si je vous reprends une seule fois à m'espionner, je ne vous laisserai pas vous en tirer si facilement. »

Elle bondit sur le mur qui lui faisait face. Il eut la satisfaction d'entendre une petite détonation au niveau de ses chaussures. De l'air comprimé. Sans doute un mécanisme caché au niveau des semelles. Ce n'était pas de naissance, finalement. Il eu le temps de détailler une dernière fois son corps mince et athlétique, lorsqu'elle lança une dague effilée qui trancha le filin et le libéra. Il poussa un soupir de soulagement, tandis que l'ombre plongeait souplement derrière le mur.

Il se releva lentement, étirant ses membres douloureux, un sourire satisfait éclairant son visage anguleux. Tout ne s'était pas passé comme il l'avait prévu, mais il l'avait eue, son interview avec Shadow. Les quelques informations qu'il avait pu récolter suffiraient déjà pour un scoop qui ravirait son rédacteur en chef. Après tout il était le premier journaliste à pouvoir parler à la nouvelle super héroïne, et même à l'approcher d'aussi près.

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